1 Septembre 2026
Ceux qui me connaissent bien savent que, quand je ne suis pas d’accord avec quelqu’un, à titre personnel ou au titre des opinions qu’il exprime au nom d’un groupe, je n’hésite pas à le dire clairement … mais je n’ai pas le souvenir d’avoir insulté quelqu’un sauf à dire éventuellement « Quel con ! ».
Or ce qui me frappe actuellement c’est la banalisation des insultes qui volent en escadrille entre personnes ayant des positions divergentes, aussi bien lors des échanges politiques nationaux qu’à l’échelle des « relations internationales » qui méritent de moins en moins la tradition de réserve que ça supposait.
Avant de poursuivre mon propos, je vais rappeler la comparaison entre une femme du monde et la diplomatie.
Si un homme tente d’obtenir les faveurs d’une Dame qu’il rencontre pour la première fois, il y a trois possibilités. Si la Dame dit non, ça peut signifier peut-être quand-même. Si elle dit peut-être, ça signifie qu’elle accepte la proposition. Si elle dit oui, c’est qu’elle n’est pas une « femme du monde ».
A l’opposé, un diplomate qui dit oui, sans attendre de longues négociations, n’exprime qu’un peut-être. S’il dit peut-être, il faut comprendre qu’il dit non. Et, s’il dit non immédiatement, c’est qu’il n’est pas un diplomate.
Actuellement on a Donald TRUMP … mais aussi son entourage … qui manie l’injure et la menace, même à l’encontre de ceux qui sont, en principe, ses alliés. C’est tellement constant qu’on commence à ne même plus y prendre garde.
Mais, peut-être à cause de notre habitude d’adopter rapidement les méthodes venues d’outre-Atlantique, je constate un durcissement marqué des confrontations politiques, littéraires, artistiques … comme si l’objectif devait être de tuer celui auquel on s’oppose.
Le président de la République manifeste une opposition aux effets des « réseaux sociaux » auprès des jeunes. Il a probablement raison d’en craindre les conséquences néfastes … mais ne devrait-il pas donner d’abord l’exemple en ne réagissant pas à tout et n’importe quoi par un tweet immédiat publié sur le réseau X d’Elon MUSK, qui est le roi du « sans nuance » ?
Cette ambiance m’inquiète car je ne vois pas comment elle ne finirait pas par déboucher sur des violences physiques et guerrières.
La violence climatique nous éloigne, elle aussi, de périodes calmes … le temps n’est plus mesuré non plus, comme on le voit avec la multiplication des catastrophes qui en découlent.
Jean-Paul BOURGÈS 1er septembre 2026