7 Décembre 2024
Ce week-end la ville de Lyon est envahie par une foule venue de presque aussi loin, quoiqu’un peu plus régionale, que la foule bigarrée qui s’empressa à Notre-Dame de Paris pour dire à Jupiter 1er qu’il est vraiment un homme extraordinaire, faisant reconstruire en cinq ans ce que les hommes du Moyen-Age avaient mis 182 ans pour l’achever.
En cette énième « fête de la lumière » à Lyon, la ville s’illumina partout et le clou du spectacle, car ce n’est plus qu’un immense spectacle destiné à doper le commerce local, c’est la mise sous une bulle géante de la statue de Louis XIV sur la Place Bellecour.
Réduire la statue de « Louis le Grand » à ce que l’on trouve à de multiples exemplaires, fabriqués en Chine, sous ces « boules à neige » représentant la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, ou le Sacré-Cœur de Paris, c’est profondément symptomatique de l’évolution de l’esthétique moderne … caractérisée par le toc dont Emmanuel MACRON est le porte-étendard.
Au moment où le président de la République n’est plus qu'un ludion au centre de la vie politique de la France, il fut presque pathétique de le voir accueillir, devant le portail d’entrée de la cathédrale, tant de dirigeants du monde entier, alors que le pays n’a plus de gouvernement mais juste un pantin inaugurant les chrysanthèmes.
L’important, actuellement, ce serait de disposer de quelqu’un qui soit capable de « faire la lumière ».
Jean-Paul BOURGÈS 8 décembre 2024