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Ce qu’on voit … ce qu’on verra

Un orage ayant éclaté jeudi après-midi, une pluie fort salutaire arrosa notre secteur, jusque pendant la nuit. Dimanche matin, je suis donc allé voir dans les bois si cette eau avait donné à quelques girolles le signal qu’il serait temps de sortir de terre … et j’en ai, en effet, trouvé quelques-unes, ainsi qu’une russule de faible intérêt gustatif.

Ce qu’on voit … ce qu’on verra

Hélas une pluie ne suffit pas à rétablir la situation et la sécheresse atteint un degré vraiment inhabituel dont les conséquences sur les champs et les prairies sont visibles sans être un grand expert du monde agricole.

Le pré en-dessous de « La Chaumette » a été fauché il y a 50 jours … et, habituellement cela est bien suffisant pour que le regain ait déjà pris une belle hauteur permettant à mon ami, Bernard, d’y remettre quelques bêtes qui y trouvent largement de quoi se nourrir.

C’est un paillasson … comme dans tous les prés sur le Plateau

C’est un paillasson … comme dans tous les prés sur le Plateau

Dans ce secteur, on fait principalement de l’élevage et les effets de cette sécheresse caniculaire seront terribles pour les éleveurs car, sans fourrage, les troupeaux qui paissent dans les herbages doivent être fortement réduits pour adapter leur taille à la nourriture disponible (Je pense, par exemple, à l’élevage de vaches Salers qu’Aline DELHOMME vient de démarrer à La Louvesc  Les Salers du Crouzet | Facebook ).

Dans des exploitations qui sont déjà à la limite de viabilité, cela risque d’être le coup de grâce et même de disgrâce.

Pour l’ensemble des Français, la baisse des niveaux de production agricole, entraînera des hausses de prix des produits alimentaires qui amplifieront l’inflation, liée principalement au coût de l’énergie pour l’instant. Le taux d’inflation pourrait alors se rapprocher de 10 %.

Sans le retour rapide à des méthodes dirigistes et sans recours à la fiscalité pour faire contribuer les plus riches à une solidarité qui devra épargner les plus fragiles (Le « quoi qu’il en coûte » ne doit pas se limiter au covid), les conséquences politiques risquent de mettre le gouvernement en position fort difficile car cette fois c’est la nature qui commande et elle n’est vraiment « ni de gauche, ni de droite ».

Valéry GISCARD d’ESTAING avait, en 1976, mis en place un impôt-sécheresse pour aider les agriculteurs à passer une année difficile pour eux. Les modalités de cet impôt exceptionnel frappaient principalement les revenus les plus élevés. Sauf erreur de ma part il n’aurait pas adhéré à NUPES si ce mouvement avait existé il y a 46 ans.

Jean-Paul BOURGÈS 8 août 2022

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V
Le Puy de Montoncel est toujours aussi beau...<br /> <br /> Il y faisait 10 degrés de moins qu'à Vichy et il y avait, sans doute, des champignons...<br /> <br /> Il y avait quelques myrtilles, quelques fraises et même quelques framboises ainsi que quelques mûres en avance sur leur temps...<br /> <br /> Grosse "aventure" avec le déverrouillage des porte de notre Clio de location, stationnée en pleine nature de la station de ski de Laprugne...<br /> <br /> L'aventure a pris fin dans la joie et la bonne humeur grâce à un jeune couple de de randonneurs et l'assistance téléphonique de notre voisin qui, lui, possède un smartphone...<br /> <br /> A bientôt.<br /> Amitié
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