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Jean-Paul-69-07.over-blog.com

Retour des canonnières ?

Depuis quelques-temps nos relations avec les Britanniques se situent dans un registre qui rappelle Fachoda ou « le blocus continental » instauré par Napoléon 1er.à la suite de l’échec. de son projet d’envahir l’Angleterre (Un peu plus d’un siècle plus tard, HITLER échoua de la même façon).

Napoléon 1er au camp de Boulogne lorsqu’il pensait envahir l’Angleterre

Napoléon 1er au camp de Boulogne lorsqu’il pensait envahir l’Angleterre

Ne serait-il pas temps que se calme celui qui se prend pour « le président de l’UE », au motif que, pendant six mois, la France présidera les conseils (Toutes les réunions ministérielles seront présidées par des Français) ?

Ne serait-il pas temps que BoJo cesse d’écrire des énormités à son homologue élyséen en le diffusant parallèlement sur twitter comme un vulgaire TRUMP ?

A les voir agir, on a vraiment l’impression de revenir un siècle et demi en arrière, à une époque où l’on réglait les divergences politiques en envoyant des canonnières pour un oui ou un non

On pouvait croire ces mœurs dépassées mais le ton des échanges par-dessus le Channel y fait sérieusement penser.

Au-delà de cet aspect déjà consternant, le fond du conflit au sujet des migrants est effarant. Rendons-nous compte qu’il s’agit de personnes, parfois des familles, qui ont fui des régions du monde en guerre ou d’autres touchées par des famines où les enfants meurent de faim. Ces hommes, ces femmes et ces enfants ont affronté des dangers mortels pour survivre et ils ont franchi des milliers de kilomètres, souvent à pied. Et ils arrivent à la pointe occidentale de l’Europe avec la volonté bien ancrée de franchir le dernier bras de mer pour accoster à « leur pays de Canaan » qu’est l’Angleterre … Non content de s’être opposé à leur passage, ce qui aboutit à leur faire prendre un dernier risque dont on vérifia avant-hier que cela peut se terminer par un naufrage, Boris JOHNSON ose demander au gouvernement français de les récupérer et de se charger de les renvoyer là d’où ils viennent.

Moi qui connais bien des jeunes migrants mineurs, j’en étouffe de révolte en constatant l’abolition de la moindre humanité chez ces dirigeants qui ont perdu le droit de parler en notre nom.

J’avais évoqué, il y a deux ans, le petit livre écrit par un jeune Afghan pour raconter son périple de Kaboul à Lyon ( Un très grand « petit » livre - Jean-Paul-69-07.over-blog.com ). Aujourd’hui Mansoor a des papiers, il a passé un CAP de plombier et il travaille chez un patron qui a tenu à le garder après l’avoir eu en formation chez lui pendant son CAP. Je pense aussi à Jaouen, un autre Afghan qui a eu un parcours similaire, à Mahmud, un Guinéen, qui a eu son bac en juin dernier, à Bidyut, un Bangladais qui travaille maintenant dans un restaurant … et à d’autres que je fais actuellement travailler. Comment les regarder sans ressentir un profond sentiment de honte devant ce que nous sommes devenus et que certains candidats à la présidence de la République voudraient encore rendre plus inhumain ?

Jean-Paul BOURGÈS 27 novembre 2021

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V
Le "nous" est un vrai problème philosophique https://fr.wikipedia.org/wiki/No%C3%BBs

En philosophie et dans l'Antiquité grecque, le noûs (grec ancien : νοῦς), plus rarement nous ou noos, est l'esprit, la raison, l'intellect. Cette notion, introduite pour la première fois dans un système cosmologique par Anaxagore de Clazomènes, au milieu du ve siècle av. J.-C., a été par la suite enrichie et profondément renouvelée chez Platon, Aristote et Plotin. C’est dire que son évolution, dans une approche diachronique, est profonde : cette notion de grande importance pour la philosophie a été utilisée, en tant que concept, notamment pour désigner le Premier principe de toutes choses, c'est-à-dire à la fois la Raison ordonnatrice de l’univers et, selon certaines interprétations, Dieu. Mais même au sein de la seule doctrine platonicienne, la notion impose de délicates distinctions ; ainsi, chez Platon, la problématique des parties de l’âme, introduite dans un contexte éthique, ne doit pas être confondue avec la problématique des facultés ou puissances (δυνάμεις), définies dans un contexte non plus éthique mais épistémologique. La distinction entre ces deux problématiques suppose de ne pas traiter l’intelligence (νοῦς) chez Platon, comme équivalente de cette partie rationnelle de l'âme que Socrate appelle le λογιστικόν / logistikonN . Il convient également de la distinguer de la dianoia (διάνοια), « entendement », qui désigne, chez Platon comme chez Aristote, l'intelligence dans son activité humaine de réflexion1, et la discursivité de la pensée.

A bientôt.
Amitié.
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