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Quitte-t-on le cancer ?

J’ai connu Christine HAINAUT à l’époque où je participais au CA du « Centre Haroun TAZIEFF ». Enseignante dans une école d’Ardèche, elle avait écrit en 2014 un petit livre illustré « Si Haroun Tazieff m’était conté » et nous sommes restés en contact depuis.

La fille de Christine, Victoire, dite Vic dans le roman comme Christine devient Léa, a démarré une leucémie, en 2014, et les années qui suivirent furent bien lourdes comme vous pouvez vous en douter … même si la situation est désormais rétablie … mais avec diverses séquelles dues aux traitements qui illustrent concrètement ce qu’on nomme « l’arbitrage avantage / risques ».

Christine a raconté sous forme de roman ce que vécurent la fille et la mère dans un livre que je viens de recevoir : « Moi, j’ai pas le cancer » dont ci-dessous la photo de la couverture. Pour en savoir plus … et ça le mérite … rendez-vous à Shop | Le blog de Christine (christinehainaut.com) .

Le livre est bien sur mon clavier car la corbeille de cèpes, c’est mon fond d’écran

Le livre est bien sur mon clavier car la corbeille de cèpes, c’est mon fond d’écran

Je suis d’autant plus sensible à ce sujet du cancer, leucémie et autres maladies très graves que je viens de connaître cela par la découverte, il y a un an, d’un cancer du foie puis de son très efficace traitement ( Retour aux sources - Jean-Paul-69-07.over-blog.com et Lièvre et tortue - Jean-Paul-69-07.over-blog.com ). L’un des événements familiaux qui font que Bélaïd et moi nous considérons comme deux frères (Bélaïd est le mari d’Odile qui est la belle-sœur de ma sœur ainée … et nous nous connaissons depuis 65 ans) c’est la leucémie que leur fille aînée eut à l’âge de 7 ans, car nous les hébergeâmes à Paris (Ils habitaient alors à Rabat) pour qu’elle soit soignée … et sauvée par le Professeur BERNARD. Il y a quelques années ce fut le tour de notre troisième fille d’avoir un cancer … dont elle est désormais guérie. J’avais donc de multiples raisons de vouloir lire ce livre et j’en recommande chaudement la lecture.

Je voudrais juste citer deux phrases.

Page 339 : « C’est déjà le mois de décembre. Dans quelques jours cela fera un an que le cancer a envahi nos vies ». Envahir et résistance de tous les instants … avec le cancer il n’est pas question de « collaborer » mais de le refuser … donc résister … et, parfois, le vaincre.

Page 439, à propos de traitements choisis par les médecins à la place des patients (Oh, il en faut, en effet, de la patience !) ce cri de révolte : « Mais pourquoi vous ne nous demandez pas de choisir ? Pourquoi ne pas nous faire des propositions et nous laisser notre libre arbitre. Savez-vous à quel point on souffre ? ».

Ainsi que je l’ai raconté dans mon billet du 9 décembre 2020, l’une des grandes chances que j’ai eues c’est que le big-boss du service d’hépatologie de l’hôpital de la Croix-Rousse, après m’avoir très clairement exposé les alternatives et les avantages/risques, m’a demandé ce que je choisissais. Puis il a eu l’humanité de me dire : « Mon père a exactement votre âge … et c’est ce que je lui aurais conseillé ».

La maladie est une chose … mais le malade ne doit pas devenir une chose.

Je ne sais pas si « l’on quitte le cancer » … mais, en ce qui me concerne, c’est le cancer qui m’a quitté, semble-t-il.

Jean-Paul BOURGÈS 26 octobre 2021

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V
Je ne sais pas si « l’on quitte le cancer » … mais, en ce qui me concerne, c’est le cancer qui m’a quitté, semble-t-il.

La même chose pour Colette...

Jeudi dernier, Colette te moi sommes retournés à "notre" restaurant de la gare d'Ambert ...

Digestion parfaite en ce qui me concerne, en ce qui concerne Colette...Pourquoi assombrir l'après-midi...

A bientôt.
Amitié.
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