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Pyromanes professionnels

Mauvais esprits s’abstenir et allez lire autre-chose, ce texte n’est pas un billet incendiaire à propos de certains de nos « responsables » politiques dont on peut se demander parfois s’ils n’ont pas fait une déclaration ou pris une décision pour céder au syndrome de Néron mettant le feu à Rome (Il n’est d’ailleurs pas sûr qu’il l’ait fait).

Non, je vais évoquer de vrais professionnels qui cherchent à mettre le feu. Cela se passe dans le Haut-Rhin sur les véhicules des pompiers où l’on peut lire ce qui suit :

Pyromanes professionnels

Il n’y a pas de doute ces pompiers, comme tous leurs collègues de France et de Navarre, ont deux missions : l’INCENDIE et le SECOURS.

La particularité des pompiers du Haut-Rhin c’est qu’ils cherchent, très officiellement, des « habitations, appartements, maisons, immeubles ou friche industrielle avec des bureaux, des locaux, des caves où on peut mettre le feu », ainsi qu’ils l’indiquent sur leur site internet.

Evidemment, comme vous l’avez deviné, s’ils cherchent où mettre le feu c’est pour s’entraîner à mieux s’y prendre lorsqu’ils interviennent pour éteindre un incendie.

Cet exercice comporte cependant deux risques majeurs. Le premier c’est que le feu qu’ils ont allumé se propage là où ça n’était pas prévu. Le deuxième c’est que certains d’entre eux prennent encore plus goût à l’allumage qu’à l’extinction et qu’ils viennent grossir la liste des pompiers-pyromanes dont un roman d’Hervé BAZIN, que j’avais beaucoup aimé : « L’huile sur le feu » décrivait si bien la vie brûlante.

Pyromanes professionnels

En fait c’est moi qui fais du mauvais esprit et je vais arrêter là ce billet car il m’est venu une pensée saugrenue : nos gouvernants ne mettraient-ils pas souvent le feu aux poudres juste pour s’entrainer à éteindre les incendies ?

Jean-Paul BOURGÈS 16 septembre 2021

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V
La problématiques des contrôles ...

La politique dans la société du risque [1]
Ulrich Beck
Dans Revue du MAUSS 2001/1 (no 17), pages 376 à 392

https://www.cairn.info/revue-du-mauss-2001-1-page-376.htm

La sociologie est la science (peut-être la seule, si elle collabore avec les sciences historiques et politiques de la « question sociale ») qui peut rompre avec l’incapacité à agir des autres sciences, telle qu’elle résulte de leur regard morcelé sur la nature, de recherches et d’argumentations à courte vue, impuissantes à répondre aux défis actuels. Pour être plus prudent : elle pourrait le devenir si elle renouait avec sa perspective socio-historique et sa force de diagnostic. Il lui appartient d’élaborer la doctrine qui permettra, contre la société industrielle et ses institutions, de faire changer ceux qui bloquent la nécessaire réforme écologique tant au niveau de la pensée que de l’action. La « modernisation des sociétés modernes » – le thème du Congrès de sociologie de 1990 – vise au fond une modernisation des sociétés industrielles. Modernité et société industrielle désignent les deux pôles d’un conflit dont on ne prend conscience que peu à peu. C’est la norme des Lumières – c’est-à-dire la libération de contraintes qui n’ont plus de sens –, de la démocratie et de l’humanité, qui peut mettre en échec l’industrialisme déchaîné. La sociologie, qui a partie liée avec la société industrielle, jusque dans les cadres conceptuels et paradigmatiques de ses propres controverses, est appelée à réviser ses prémisses et ses théories au regard du défi écologique. C’est ce qu’elle doit faire si elle veut subsister. Sinon elle disparaîtra avec les erreurs de la société industrielle.

A bientôt.
Amitié.
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