Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Jean-Paul-69-07.over-blog.com

Evolution campagnarde

A cette époque, habituellement, pour nourrir ses bêtes l’hiver, mon ami Bernard a ramassé le foin de notre pré et, surtout, celui de la vaste prairie de 4 hectares qui descend en pente douce de l’autre côté de la petite route qui mène au village de Rochepaule.

L’épisode pluvieux du mois de juillet ne lui a pas permis de le faire, et il ne doit pas disposer des engins nécessaires et de la main d’œuvre pour le faire maintenant. C’est bien dommage car les gaminées sont mures depuis au moins trois semaines et le foin sera moins bon s’il tarde trop.

En 2016, Bernard avait tout ramassé le 20 juillet

En 2016, Bernard avait tout ramassé le 20 juillet

C’est à ça que je pensais il y a deux jours en regardant depuis la petite fenêtre de mon bureau le coucher de soleil par-delà la limite de la forêt, au sommet de la colline.

Evolution campagnarde

Peu à peu, faute de bras pour faire les foins, la campagne évolue et, progressivement, de vertes prairies sont envahies de genêts qui transforment le paysage pour le plus grand bonheur des chevreuils qui commencent à pulluler, ainsi qu’en attestent les dortoirs que des hardes nombreuses créent parfois à moins de 100 m de « La Chaumette ».

Est-ce inéluctable ? Est-ce cela le progrès ?

Jean-Paul BOURGÈS 30 juillet 2021

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Vivre est un village 31/07/2021 08:44

La "cérémonie" des foins était une grande "cérémonie" avant la mécanisation dans les campagnes...

Je me rappelle, avec "émotion" (ce n'était pas moi qui maniait la faux), me contentant d'aider au chargement puis au déchargement des chars tirés par deux grands bœufs tâchés de roux https://www.youtube.com/watch?v=754I0R4ifkQ...

Si le foin était trop vert ou trop mouillé, une explosion pouvait détruire la grange...

A bientôt.
Amitié.

Jean-Paul 31/07/2021 08:57

Tout à fait ... moi je les ai faits longtemps en Vallée d'Aoste après les avoir connus à Tournoël, au-dessus de Volvic, de ma naissance jusqu'à l'âge de 7 ans (A cette époque l'attelage comportait deux boeufs de race Salers qui s'appelaient Mouton et Ruban).